Risque infectieux de l’épilation au rasoir

Posté par:

Dans notre société moderne le poil n’a jamais été bien populaire, et encore plus parmi les jeunes générations. S’épiler devient pour certain un geste presque quotidien, surtout dans des zones comme les aisselles ou le maillot.

Le rasage est le mode d’épilation le plus répandu. Les poils incarnés ou les infections des sorties de poil (appelés encore folliculites) sont des complications fréquentes. Mais l’épilation intégrale du maillot pourrait-elle être un facteur de risque d’infection virale ?

Voilà une question que s’est posée un confrère le dermatologue François Desruelles, à Nice.

L’épilation plus ou moins complète du maillot est très répandue, puisque 54% des femmes en général et 73% des adolescentes et jeunes femmes de 15 à 25 ans le font selon une étude IPSOS faite en 2006. Les hommes sont aussi concernés mais il y a moins de données (peut-être moins de 50% dans la même tranche d’âge).

Le Dr Desruelles et son équipe ont recruté 22 hommes et 8 femmes qui présentaient des molluscum sur le pubis, infection virale très fréquente surtout chez les enfants.

Dans 93% des cas, l’infection virale était associée à l’épilation du maillot, surtout par rasage, d’où la prédominance masculine dans leur étude. Le rasage est probablement plus sujet à créer des microcoupures que l’épilation à la cire, ce qui pourraient favoriser la propagation de l’infection.

L’épilation laser n’a pas été retrouvée comme un facteur de risque pour cette infection.

L’épilation définitive est aussi le traitement de choix des poils incarnés.

D’où l’importance de s’épiler par un personnel professionnel et expérimenté et si ces poils vous dérangent d’envisager une épilation définitive au laser. Notre dermatologue et nos équipes au sein des instituts de beauté Otelina se passionnent pour le poil et sont là pour répondre à toute vos questions.

Epiler un poil est plus complexe qu’il n’y paraît. Il peut être fin ou épais, foncé ou clair, coloré ou pas, il peut être plus ou moins profond, le nombre de follicules au cm2 est variable. Enfin le cycle du poil diffère en fonction des zones du corps. Autant de paramètres qu’il va falloir intégrer au moment de l’épilation laser, qui reste l’outil de choix pour une épilation définitive sur de larges zones.

Institut IPSOS Mai 2006

Pubic hair removal: a risk factor for ‘minor’ STI such as molluscum contagiosum? François Desruelles, Solveig Argeseanu Cunningham, Dominique Dubois. Sex Transm Infect 2013; 89 : 216 doi:10.1136/sextrans-2012-050982

0

Ajouter un commentaire



*